2018 – Espagne – Hollande

2018 Espagne - Hollande
  

Après avoir passé une quinzaine de jours à relooker , nettoyer, entretenir le bateau….
Après avoir gratté, frotté, poncé, peint….
Après avoir goûté aux tapas, octopus et cana…

Ancienne gare ferroviaire de Sada reconvertie en bar à tapas!

Le Cornalin a eu  une atteinte de cataracte....  Hé oui! c'est pas toujours le ptit mousse qui  flanche!
On a essayé tous les remèdes trouvés sur internet, WD40, dentifrice, alcool, vinaigre, produit à vitres,  produits miracles (on en a toute une collection).
Rien n'y fit, seule une intervention chirurgicale (remplacement des vitrages de la capote) nous permit de prendre la mer  sans canne blanche!


Rénovation de la table du cockpit. Qui était devenue un peu trop  usagée,après 5 ans d'apéros, ça marque!
ET achat de 2 fauteuils anti fistules!

Remplacement de la vanne  hydraulique du pilote automatique

Avant


Après
Remplacement de la vanne bypass et tuyaux  du vérin hydraulique.

Pose des  de 2 nouvelles pontilles pour une meilleure gestion des écoutes de la grand voile.

Achat de 2 sièges confortables anti-fistule.... avec sécurités pour ne pas les perdre au premier coup de vent.


La boîte-fourre tout du dinghy

Fabrication d'une boîte fourre-tout, pour le  dinghy, et d'une autre pour déplacer  les 30 m de chaîné de 10 mm (80kg) de tribord sur bâbord, histoire de  corriger la gite  du Cornalin, (il, le bateau, est moins UDC , mais pas encore  100% PDC petite tendance  PLR!)



Départ pour la mise à l'eau, on croise les doigts!

Après avoir eu du froid, beaucoup de pluie, du vent et enfin le soleil et la chaleur… Nous avons pris la mer.  Enfin à l'eau, après 3 semaines de préparations, on a mouillé la chemise et la caisse du bord en a pris un coup!

Après une mise à l'eau calamiteuse, le ptit mousse ayant confondu l'eau de sortie du refroidissement du moteur avec le pissot d'un chihuahua!
Alors que son prestigieux capitaine lui avait demandé si l'eau de refroidissement du moteur s'écoulait normalement !
Résultat à peine mis à l'eau le moteur se met à chanter une complainte stridente, synonyme  de la vanne d'arrivée d'eau du moteur fermée!

Et le propulseur qui fait des siennes,  oublié la procédure de mise en route!
Bon , les 300  mètres qui nous séparent du ponton , se font sous tension!

Dimanche 29 avril
Jour froid et humide, plafond nuageux bas. Après une heure 30 de nav une petite pluie et une petite houle nous accompagnent, on essaie de ne pas avoir le mal de mer. Nous arrivons en début d’après-midi dans la jolie baie de CEDEIRA, transis et mouillés. Heureusement le chauffage du Cornalin fonctionne bien !

Lundi 30 avril
Nous restons à l’’ancre dans la baie de Cedeira, bien protégée, un régal !


Température extérieure 10 degrés. Dans le bateau, ce matin 13 degrés.

Se suivront des alternances de pluie, de vent, de soleil. 

Mardi 1er mai
Partis vers 9 heures avec un soleil éclatant, arrivons en début d’après-midi à VIVERO, jolie marina, bien entretenue.



On reste dans le bateau pour soigner le capitaine, qui, après s’être fait une tendinite à l’épaule, a le dos coincé. Séance massage et anti-inflammatoires.

Mercredi 2 mai
Il a passablement venté cette nuit et ça continue par intermittence. Pour sortir on met polaire et bonnet ! Après les formalités, on part visiter la vieille ville. Ruelles piétonnes, très étroites, des maisons colorées avec des façades vitrées en surplomb. Jolie cité médiévale.


En fin d’après-midi, on marche pour aller au port de pêche et tester les tapas.
On boit un verre, mais pas de tapas !


Jeudi 3 mai
Comme la météo n’est pas favorable avant quelques jours, Dominique en profite pour faire des révisions. Il contrôle toutes les connexions des propulseurs, toutes les connexions des borniers. C’est un vrai chantier !
Une petite artériosclérose électrique, de l'électronique de navigation, un pontage avec du 6 mm2 s'impose!
En résumé une chute de tension quand on utilise la corne de brume, elle pompe trop de courant et plante le système.

Et vers 11 heures, toc, toc, toc, qui est là ? Les douaniers nous font une petite visite avec papiers à présenter et à remplir. Deux messieurs très aimables.

Vendredi 4 mai
Nous restons à Viveiro où le capitaine s'en donne à cœur joie pour réviser, contrôler, améliorer son cher bateau. (crise de jalousie du ptit mousse)!

C'est carnaval ??

Vents toujours contraires, on reste à Viveiro. Je vais au Gadis , immense supermarché à côté de la marina. Dominique se lance dans un grand chantier électrique, avec plafonds retirés, des fils à tirer… Tout ça pour avoir moins de chute de tension dans les câbles.

Samedi 5 mai
Il faut terminer le chantier, mais voilà une nouvelle énigme à résoudre : le sondeur ne fonctionne plus…
Problème suivant : la réception du fax et du RTTY (ne me demandez pas ce que c’est !)
Le soir nous allons nous offrir un repas avec langoustine, petites coquilles St-Jacques, palourdes, poisson et un feuilleté aux pommes. Je ne vous dis pas le prix, vous allez être jaloux !

Dimanche 6 mai
Avons fait la connaissance de Christine et Jean-François sur Falkor. Avons passé la soirée avec eux, apéro et partagé notre repas.

Lundi 7 mai
On se prépare à partir le lendemain. Alors, on contrôle le moteur, ajoute de l’huile, purge l’arrivée du diesel, fait quelques courses…
Et on se fait inviter sur Falkor pour un apéritif qui deviendra dînatoire !
Christine et Jean-François descendent dans le sud, EUX !

Mardi 8 mai
Nous quittons Fernando et sa jolie marina si proprette pour RIBADEO.

J’essaie de descendre dans la cabine : record : je tiens un quart d’heure ! J’essaie à nouveau en me couchant avec un polar : je tiens 2 heures !
Deux petites inquiétudes, vite réglées par le capitaine : un fil oublié suite aux travaux électriques et de l’huile qui apparaît sur la jupe arrière… ? Un coup de tournevis et le problème est résolu.


Sympathique petite marina

Nous nous promenons dans Ribadeo, petite ville, comme les autres. Nous buvons un verre de cidre, que la serveuse verse en levant haut la bouteille. C’est une coutume, il paraît que le cidre est meilleur !

Mercredi 9 mai
Nous quittons Ribadeo et la Galice sous une petite pluie qui nous accompagne toute la matinée, en ayant l’intention d’aller jusqu’à Gijon. Nous changeons d’avis et visons AVILES où nous arrivons après 10 heures de nav. Et entrons en Asturie, pays maritime et de montagnes- Pays de la pommes, du cidre… « Si à cause de la pomme nous avons perdu le paradis, dit un dicton, grâce au cidre nous y reviendrons ! »

Allez ! Je vous le dis quand même : j’ai voulu réitérer mon exploit d’aller lire sur ma couchette et bien lorsque je suis remontée dans le cockpit une nausée subite m’a saisie !
L’entrée du chenal est délicate à cause de la houle et déconseillée par gros temps.

Jeudi 10 mai
Nous sommes amarrés au ponton visiteurs, soit à un kilomètre des toilettes et douches !

Beau comme un camion le remorqueur

Avilès, nommée l’Athène du nord, titre un peu pompeux, mais c’est une très belle ville avec des rues bordées de colonnades, une grande place, où se déroule d’ailleurs une manifestation estudiantine. Les terrasses sont occupées par la jeunesse, bien que la température ne soit pas particulièrement clémente.

Vendredi 11 mai
Dominique est toujours préoccupé par les propulseurs qui n’ont pas fonctionné au moment de l’amarrage. Il cherche ‘où est le problème, mais ça remarche, c’est donc une panne intermittente : casse-pied !


Des flèches qui piquent le cul du ciel.... Pas un rapport avec les oursins, mais symbole d'une cité industrielle vouée à l'aciérie!
On prend un « pincho » au restaurant de la marina, c’est une boisson avec un en-cas pour un prix dérisoire. Le restaurant, fréquenté par les pêcheurs a l’air sympa, et on décide d’aller y manger le soir. Et nous ferons nos deux kilomètres sous la pluie pour aller manger une araignée de mer (une première ! délicieux !)

Samedi 12, dimanche 13 lundi 14 mai
Il pleut beaucoup sur Avilès. Les jours s’écoulent entre balades et bricolage (démonter le chauffage, musée fermé). Impossible d’acheter du wifi : il faut avoir un compte en Espagne !

Mardi 15 mai

On quitte le port industriel d'Aviles

Grand beau, soleil éclatant, houle calme, le voyage idéal !
Courte nav pour arriver à Gijon (prononcez Rironne !)

Mercredi 16 mai
Le 2 mai nous avions reçu un téléphone inattendu de Patrice, dont nous avions fait la connaissance l’été dernier à Muxia, qui nous propose de nous accompagner lors de la traversée du golfe de Gascogne…Cool non ? Sauf   qu’il fallait compter avec la météo et la grève des trains ! Mais tout cela se concrétise et ce matin nous rangeons et nous préparons à accueillir notre ami breton. Un peu d’avitaillement (je fais même de la confiture de fraises !) Nous récupérons Patrice à la gare routière à 23 heures, après un voyage de 18 heures depuis Lorient !


Très bon à la barre et l'apéro

Jeudi 17 mai
Nous faisons une mini sortie en mer pour que Patrice fasse connaissance avec notre bateau et nous allons chercher du diesel pour la grande traversée. L’après-midi nous visitons le musée du chemin de fer et nous avons des explications très pointues, puisque Patrice est retraité des SNCF.
Il fait beau, chaud, 21 degrés.

Presque aussi beau qu'un sous-marin!

Vendredi 18 mai
Nous prenons le bus pour Oviedo, capitale des Asturies. Belle cathédrale, maisons bourgeoises du style préroman, avec colonnades, balcons, ornements en pierre, ogives. Nous nous arrêtons au « Jamon Jamon » (je vous laisse deviner qui l’a repéré), bistrot très sympa qui nous offre de délicieux tapas et où nous dînons.

Nous visitons la cathédrale et le musée d’archéologie.





Épuisé le cap. le musée de trop!

Samedi 19 mai
C’est le jour J-1 ! Avitaillement. Derniers bricolages : sécuriser des coffres, fixer une ceinture pour pouvoir cuisiner en cours de nav… Je prépare une salade de riz et une potée viande-légumes suffisante pour deux jours.


Ptit mousse en cuisine, mais faut pas rêve c'est au port!!!
Dernier apéro sur une terrasse ensoleillée, fini l’Espagne !

Dimanche 20 mai lundi 21 mai mardi 22 mai
8 heures départ, arrivée mardi midi. Soleil splendide, ça s’annonce bien ! Peu de vent, mais une petite houle qui me donne rapidement la nausée et qui, hélas durera la suite du voyage avec un mal de tête qui viendra s’y ajouter!
  
Même pas pris la photo du seau.


Nous avons vu à deux reprise une baleine et davantage de dauphins. Et oh surprise ! une hirondelle, fatiguée, est venue atterrir sur ma tête !
Nous avons eu 3 pannes de moteur, vite identifiées par le cap, qui a pu anticiper les suivantes en nettoyant le filtre à diesel : encore du diesel contaminé, on n’a vraiment pas de chance, c’est la deuxième fois !


Les quarts se sont succédé toutes les deux heures grâce à notre valeureux Breton au pied marin, et à notre brave capitaine ! Comment peuvent-ils manger alors que la simple vue de la nourriture me donne la nausée...?


Arrivée, on passe le fortin de Port Louis

A l’arrivée au port Louis (en face de Lorient), Jocelyne, la femme de Patrice et Robert, (l’ami avec lequel il part prochainement aux îles Scilly) nous attendaient avec du pain frais et une quiche.
Après un apéro bien mérité, Jocelyne et Patrice rentrent chez eux et nous, nous allons boire notre premier verre de cidre !

Mercredi 23 mai
Après avoir dégusté notre première crêpe bretonne, nous allons visiter la citadelle. La ville de Port Louis (XIII) est entièrement entourée de remparts, de murailles, de bastions, style Vauban.


Le ptit mousse retrouve le sourire sur terre ferme.




Tout compte fait c'est mieux ici pour nicher.


On pique l'ancre ptit mousse ?

Nous visitons le musée de la marine ainsi que le musée de la Compagnie des Indes.
Nous prenons contact avec un mécanicien pour vidanger le diesel.

Jeudi 24 mai
C’est courrier, lessive, avitaillement, etc…

Vendredi 25 mai
Jocelyne et Patrice nous rejoignent pour une petite croisière. Cap sur Belle-île-en-mer, plus précisément Sauzon. Le temps est légèrement brumeux, mais nous pouvons faire une heure et demi de voile, magnifique !


3ème échouage, dans les règles de l'art!

Arrivés à 16 heures, nous nous mettons à l’ancre en vue d’un échouage qui se passera très bien. On attend que le bateau repose sur le sol et nous allons faire le tour du village.


Samedi 26 mai
Nous restons à Sauzon. Dominique s’interroge à propos de son feu de mât qui ne fonctionne pas. En attendant à marée basse, on cherche des bigorneaux et des palourdes, mais ne prenons pas les coques qui ne sont pas assez filtrantes. Il pleut, on se réfugie dans le carré : On pique-nique et le soleil réapparaît, Dominique monte au mât. Jocelyne et moi partons faire une grande balade dans l’île. Elle me montre l’endroit où la famille campait quand c’était encore autorisé. Nous suivons un bon moment le sentier du littoral et débouchons à nouveau dans le village pour apercevoir Patrice en tenue de plongée, et Dominique aux commandes du dinghy. Ils reviendront un peu plus tard avec 7 araignées de mer que nous dégusterons le soir même avec les bigorneaux et palourdes en apéritif.

1) Patrice plonge
2) il pêche des araignées

3) les dames aux fourneaux.

Dimanche 27 mai
En début d’après-midi. Alors que la mer atteint une profondeur d’un mètre, nous quittons Sauzon pour l’île de Groix. L’amarrage est difficile, les places sont étroites.

Bye-bye Sauzon
Lundi 28 mai
Nous sommes dans le petit port de Tudy. Patrice nous achète des moules toutes fraîches que nous mangeons à midi. L’après-midi, il loue une voiture électrique et nous emmène visiter cette île qu’il connaît si bien.


Nos super guides bretons


Le village de Tudy a une particularité : en lieu et place du traditionnel coq en haut du clocher, il y a un thon ! Souvenir d’une période faste où le thon faisait vivre presque toute la population.


Mardi 29 mai
Retour à Port Louis où nous prenons congé de Jocelyne et Patrice.

Un petit détour par la base de sous-marins s'impose...
Mercredi 30 mai
Relâche

Jeudi 31 mai
Nous prenons le bac pour aller à Lorient visiter la cité de la voile Eric Tabarly, le sous-marin Flore, ainsi que la base des sous-marins allemands construits lors de la dernière guerre.

Un chouette beau sous-marin à visiter...

Des tas de bidules électroniques de ma génération!


La salle des torpilles
Vendredi 1er juin
Nous retournons à Lorient pour visiter la ville cette fois. Mais la ville a été entièrement détruite et reconstruite et il n’y a rien de particulier à visiter. (point de vue du ptit mousse)

Mais il y a le port!


Pas mal la grue... 650 tonnes, capable de soulever 72 Cornalin en même temps!


Balaise l'étrave, taillée pour la haute mer!


L'histoire de ce bateau de pêche est intéressante.... Échoué sur un haut fond, nommé le "Cochon" lors de son voyage inaugural! La fête fut belle mais de courte durée, (pas d’alcootest en mer....)
Et il y en a des rochers traîtres, dénommés cochons, truies, et autres noms en breton pas compréhensibles!

Samedi 2 juin
C’est jour de marché à Port Louis, on y achète fruits et légumes et même de quoi faire un peu de confiture d’abricots. Dominique répare les lampes du local technique et monte deux fois au mât pour réparer son feu de mât.
Et nous recevons enfin un appel du mécanicien qui nous fixe un rdv à Belon (oui, Belon, les huîtres de Belon !) mardi prochain.

Dimanche 3 juin
C’est une petite pluie fine, mais drue qui nous réveille. C'est notre dernier jour à Port Louis.

Lundi 4 juin
Il pleut, il pleut… La pluie ne nous quittera pas de la journée, sauf vers 15 heures, une accalmie, puis re-pluie par intermittence.

Nous quittons Port Louis pour aller sur la rivière du Belon, car nous avons rendez-vous le lendemain avec le mécanicien. L’entrée de la rivière est un peu tendue : il faut entrer à marée montante et surveiller les fonds. L’amarrage entre deux bouées est un exercice difficile, car il y a des bateaux tout autour. Bref ! Après quelques jurons, panique du mousse, on y arrive et c’est l’apéro bien mérité !

Le soir même, Dominique démonte le carré pour préparer l’intervention du mécanicien.

Mardi 5 juin
L’endroit est calme, beau, les restaurants fermés, la haute saison n’a pas encore commencé.

4ème échouage pour travaux cette fois-ci!
Bien avant 10 heures, en profitant de la marée haute, nous déplaçons le bateau le long du quai. On n’y restera pas longtemps, le mécanicien nous demande de venir nous échouer un peu plus loin pour faciliter l’accès du camion qui viendra cet après-midi.

Un jeune homme sympathique vient travailler sur le bateau pour pomper, vidanger le réservoir diesel. Il travaillera plus de 3 heures.

Et nous avons la visite de Jocelyne et Patrice qui n’habitent pas très loin d’ici. Patrice est déçu, son voyage aux îles Scilly a dû être annulé en raison de l’hospitalisation de la femme du skipper.

Un bateau pêcheur vient d’arriver : avec Jocelyne nous allons acheter d es langoustines que nous mangerons en apéro.

Il n’a pas plu, mais n’avons pas vu le soleil non plus !

Mercredi 6 juin
Avons redéplacé le bateau et remis à la bouée (un peu plus facile cette fois !)

A midi nous prenons l’annexe pour aller goûter les huîtres de Belon, une salade de harengs et un tartare d’algues. Tout très bon.



Notre premier et dernier homard!

En fin d’après-midi Patrice vient nous chercher et nous emmène voir ses ports préférés : Brigneau et Merrien- On a droit aussi à un menhir et un dolmen. 


Puis il nous amène chez lui, une jolie maison de plain-pied avec une haute véranda qui s’avance dans le jardin. Nous mangeons breton : des crêpes au sarrasin fourrées avec un œuf, du fromage et du jambon : délicieux ! Et le dessert, la spécialité bretonne : le Kouing’amann, un gâteau constitué de superpositions de pâtes feuilletées au beurre ! Très, très calorique !

Jeudi 7 juin
On déjeune avec des crêpes que Jocelyne nous a données. Puis nos décidons de retourner à terre et de nous offrir un homard. Il fait plutôt beau et nous le dégustons sur la terrasse de la guinguette.
En fin d’après-midi un bateau pêcheur arrive avec sa marchandise et je lui achète de la lotte.

Vendredi 8 juin
Nous quittons Belon vers 10 heures. Il fait lourd et le temps est brumeux.

Nous arrivons à Concarneau en début d’après-midi. Nous visitons « la ville close », totalement entourée de murailles moyenâgeuses. Un pont-levis permet d’y accéder. C’est très touristique.




 


 


Il fait enfin chaud : c’est la première fois que je me promène en short !

Samedi 9 juin
Les jeunes ont fait la foire cette nuit. Il faut dire que Concarneau c’est la base des de l’école des Glénant… Une averse ce matin, puis le temps s’est arrangé. On visite et déambule dans la ville. On cherche un petit meuble pour le mettre à la place de la machine à laver que nous avons pu donner à l’une des filles des Daniel.

Dimanche 10 juin
Réveillés à une heure du matin, par un équipage Glénant qui veut s’amarrer à côté de nous et nous heurte et n’y parvient pas,

Ciel couvert, il tombe quelques gouttes.
On quitte notre place pour aller acheter du diesel : c’est compliqué, même à marée haute ! Il faut grimper une échelle pour accéder au distributeur et on ne peut pas retirer plus de 40 litres !

Et quand on revient, notre place est prise ! Tant mieux ! On en trouve une beaucoup plus calme.

Miracle ! Dominique a enfin trouvé la panne intermittente du propulseur : c’est un fil déconnecté dans la soute avant !

Lundi 11 juin
Relâche

Mardi 12 juin
On visite le musée de la pêche. Il fait beau !


Mercredi 13 juin
Partis un peu avant 9 heures et 45 minutes plus tard… vous ne le croirez pas… PANNE DE MOTEUR !!!

On s’arrête à Lesconil, joli petit port où des Anglais nous accueillent et nous aident à nous amarrer. Le village est un peu désert, peu de commerces, juste 2- 3 bistros.

Jeudi 14 juin
Réveillés à 3 heures du matin par un bruit insolite (un jet de pierres). Trois jeunes ont tenté de pénétrer sur des bateaux (pas le nôtre !), mais un des propriétaires a crié « Au voleur ! » et les jeunes ont détalé comme des rats, mais se sont vengés en caillassant les bateaux. Police, constats etc…

Lesconil à marée haute

N’avons pas trouvé de trace d’impact.
Nous ne partons pas aujourd’hui, une bruine drue et continue tombe sous un ciel couvert.

L’après-midi est ensoleillé (C’est comme ça la Bretagne… !) et nous nous baladons sur une plage de sable blanc magnifique.


Je cuisine de la raie. Ça ne suscite pas grand enthousiasme…

Vendredi 15 juin
Partis vers midi, houle jusqu’au cap, puis vent constant. Amarrage chaotique à Audierne, à cause du courant et du vent qui nous écartaient du catway.


Samedi 16 juin
Temps couvert. C’est jour de marché. Après quelques achats, nous retournons au bateau. La marée descend et nous assistons peu à peu à l’émersion d’un îlot de sable blanc bientôt occupé par une bande d’amis. Ils ont organisé l’apéritif des amis du cap Sizun et l’îlot nommé » îlot Caroff », du nom de son président. Nous décidons de rejoindre ces joyeux lurons (avec une bouteille de rhum) qui nous accueillent chaleureusement. Et comme la France joue contre l’Australie, des dames sont drapées dans des tissus bleus, blancs, rouges…



D’autres ramassent des couteaux qu’elles feront au griller au feu de bois. L’alcool commence à faire effet, la France a gagné !, la marée est montante, c’est le moment de regagner les bateaux !

Un peu plus tard, nous assistons à un accostage des plus difficiles : le bateau de Corinne et Patrick (sans propulseur) se retrouve appuyé à la proue de 3 bateaux, collé par le courant ! Alors Zorro a lancé une ligne et à l’aide de trois hommes ont réussi à amarrer le bateau derrière nous. Le pauvre couple, des Bretons, n’a pas apprécié de se faire traiter de Parisiens !

Un peu plus tard, le port étant petit, c’est un magnifique bateau anglais qui est venu se mettre à couple sur le Cornalin.


Dimanche 17 juin
On a toujours le Kway avec soi… Nous allons boire un verre pour avoir du wifi et retrouvons deux messieurs de l’îlot Caroff.
Un peu plus tard Corinne vient nous apporter une bouteille pour remercier de l’aide lors du pénible accostage. On lui propose de la boire en leur compagnie lors de l’apéro.
En attendant nous allons visiter le musée de la marine.

Lundi 18 juin
Avec la marée descendante nous quittons Audierne et nous mettons en attente à St Evette (où nous espérions prendre du diesel, mais c’était fermé !). Nous attendons le bon moment pour passer le Raz de Sein.

C'est Corinne qui a pris la photo!
Vers midi, départ, tous les bateaux en attente partent peu à peu et nous faisons de même. Le temps est beau mais malheureusement brumeux, et la visibilité pas toujours bonne. Nous distinguons tout de même l’île de Sein, le phare La Vieille et la bouée La Plate. Le remorqueur impressionnant l’Abeille Bourbon nous dépasse en nous faisant valser…
Et nous arrivons à Camaret.

Mardi 19 juin
Nous avons retrouvé Corinne et Patrick. Corinne nous dit avoir pris une photo du Cornalin avant la passe du Raz de Sein, Elle nous l’enverra. Sympa !

Aujourd’hui nos amis bretons viennent nous trouver une dernière fois avant de partir à leur tour rejoindre leur bateau en Espagne. L’après-midi nous allons admirer la tour dorée, dite tour de Vauban, ainsi que l’église de Rocamadour, dont le clocher manque. Nous prenons ensuite la voiture pour aller à la pointe de Pen Hir, une vue à couper le souffle. On apercevait l’île de Molène. De plus le coin est truffé de bunkers…



Nos 2 guides bretons


L'ancre du Clemenceau

Mercredi 20 juin
Dominique va mieux. Il était un peu fiévreux hier soir.
C’est brumeux, très brumeux, mais le soleil apparaîtra et i fera une journée splendide.

Petite visite au cimetière de bateaux




Jeudi 21 juin
C’est le jour J . Le Président Macron vient à Camaret inaugurer la tour Vauban restaurée. Interdiction de naviguer entre 11 heures et 18 heures. Un service de sécurité sur les dents. En fait il arrive vers 17 heures et repartira une heure plus tard, très content après avoir vu la fin du match France Australie…


Petite virée du président, avec gardes du corps, policiers, militaires, hélicoptères, manque juste un sous-marin.

Vendredi 22 juin
Nous quittons Camaret pour Brest. Il fait beau, grand soleil !


Nous visitons le port où se trouvent la Recouvrance et le fameux remorqueur Abeille Bourbon. Puis nous marchons jusqu’en ville et découvrons une large et longue avenue piétonne que seul le tram sillonne, bordée par les mêmes boutiques que l’on retrouve dans toutes les villes.

Samedi 23 juin
Après une visite à l’office du tourisme où nous achetons des billets de transport et des billets pour différents musées, nous prenons le tram pour aller à …Ikea !!! Où nous trouvons le petit meuble de rangement à la place de la machine à laver.


Nous allons ensuite prendre le premier téléphérique urbain pour nous rendre sur le plateau des Capucins réputé pour ses ateliers, son ambiance, son animation. Rien ! Vide ! sommes repartis et avons repris le téléphérique qui surplombe la Penfeld.

Dimanche 24 juin
Musée de la marine dans le château de Brest. Belle architecture, avec ses remparts, ses tours rondes et ses murailles qui ont jusqu’à 12 mètres d’épaisseur.






Zeus, Poséidon et ses copains


Salle des machines d'un bateau militaire

Sous-marin de poche allemand utilisé par les Français, 2 personnes à bord

UNE HEURE avant l’ouverture du guichet, nous faisons le pied de grue devant l’Abeille Bourbon qui est ouverte au public exceptionnellement. Cette visite rapportera des fonds pour la lutte contre la mucoviscidose et les œuvres sociales de la marine. Inutile de dire que nous sommes les premiers à monter à bord ! Dominique est aux anges !
En faisant la queue, on entend :
-Vous êtes suisses, des Genevois !!!
Et nous de répondre :
-Et vous des Jurassiens ! Oui, de Courtételle !
Même origine que nous !


Un chœur de marins et orchestre offrent un petit concert de chants…marins !


Alors ptit mousse on veut prendre la place du capitaine?




Çà consomme beaucoup cette barque?  68 tonnes/jour ma ptite dame!


C'est quoi ce truc... le treuille.... une grosse machine à laver en quelque sorte ?


Aux anges le Cap. la remorque capable de tirer 560 tonnes!

Plein les yeux le cap.



Nous filons ensuite prendre un bus qui nous amènera à Oceanoplis. Après avoir vu celui de Lisbonne, celui-ci nous paraît nettement moins intéressant.

Lundi 25 juin
La mission du jour : faire une réserve de vin en prévision de la suite du voyage en direction du nord.

Mardi 26 juin
Bricolage : préparation du revêtement du sol où reposera le petit meuble, fixation, etc… Moi, je m’occupe du
site.
Mercredi 27 juin
Horreur ! On vient d’apprendre que les Norvégiens ne rigolent pas avec l’alcool et n’autorisent qu’UNE BOUTEILLE par personne !!! Aïe ! aïe aïe !
Recherche équipiers, impérativement gros buveurs, cave incompatible avec douanes norvégiennes!
Va falloir réfléchir à une solution et commencer à taper dans notre réserve !
Nous appareillons pour retourner à Camaret qui est un point de départ plus adéquat pour faire le chenal du Four.
Nous avons un bateau anglais à couple.
Le soir, nous allons voir le match Suisse-Costa Rica. Les Suisses sont qualifiés pour les huitièmes de finale !

Jeudi 28 juin
Il y a une flottille de bateaux qui a palabré jusque tard dans la nuit… difficile de s’endormir !
Aujourd’hui, c’est les vacances : plage !

Au retour, on constate qu’il y a un bateau anglais (encore !) qui est venu se mettre à couple. Le port est trop petit en été, il y a jusqu’à 3 bateaux à couple !

Nous faisons un constat déplaisant : quelqu’un s’est introduit dans le cockpit cette nuit ou pendant notre absence et a tenté de voler l’écran multifonctions. La chaîne a été tailladée et le couvercle déplacé !

Avons retrouvé Corinne et Patrick, qui redescendent. On va boire l’apéro sur leur bateau « Carpe diem » et faisons la connaissance de Brigitte et Pierre du bateau « Pof Pof ». Les Ti punch se suivent, puis vin rouge, l’apéro devient très vite dînatoire. Certains auront un peu mal à la tête le lendemain !

Vendredi 29 juin
Aujourd’hui plage et préparation d’une potée de viande et légumes, et salade de haricots… Pof pof et Carpe Diem viennent manger. On sera très raisonnable.

Samedi 30 juin
Belle balade le long du littoral avec deux arrêts baignade. Magnifiques plages.
En ville il y a une bouquinerie où je fourgue 4 livres et en reprends 4.
De retour, nous voyons qu’un bateau français cette fois-ci est venu s’amarrer au Cornalin. Des gens charmants.

Dimanche 1er juillet
On quitte le port pour aller s’ancrer devant la plage, prendre un dernier bain et attendre le moment de la renverse de la marée et ainsi profiter du courant pour partir.

Vers 12h30 nous levons l’ancre et partons pour le chenal « Le Four ». Malheureusement le vent est de face, nous mettons quand même la GV et avec l’aide du courant nous atteignons 7,5 knt.

Après le phare du Four, la mer devient cassante et moutonneuse, à cause de la Manche.
Nous arrivons vers 18 heures à Aberwrac’h sous une petite pluie fine. Des orages étaient annoncés, heureusement nous n’en avons pas eus.

Dans le port d’Aberwrac’h c’est le souk ! On nous met d’abord à couple avec un bateau qui nous dit vouloir partir à 7 heures le lendemain matin. Alors l’employé du port nous change de place et nous met à couple avec un bateau français qui a promis de partir avant midi, car il occupe une place de pêcheur. Seulement, après consultation des vents, de la marée, du courant, le propriétaire du bateau vient nous annoncer qu’il faut qu’il parte à …7 HEURES !
Donc il faudra mettre le réveil à 6h30 !

Imaginez la surprise : à peine amarrés, un employé du port nous amène une enveloppe à notre nom ! On s’attend à une catastrophe. Et bien non !

Ce sont nos Jurassiens rencontrés devant l’Abeille Bourbon qui circulent dans le coin et qui nous ont laissé un message et un no de téléphone. Ils voyagent en camping-bus. Nous les appelons et fixons un rdv pour mardi.

Lundi 2 juillet
6h30 debout pour déplacer le bateau. Nous allons à la bouée et retournons sous la couette d’autant plus qu’il y a un orage.

En fin de matinée, accalmie, on va à terre avec l’annexe, avec l’intention d’aller dans le petit village à 30 minutes de la marina. C’est trop tard, les magasins ferment entre midi et 2 heures. Alors on va prendre notre douche, sauf qu’on la prendra une deuxième fois en retournant sur le bateau !
On retentera l’expérience un peu plus tard dans l’après-midi, avec succès cette fois et moules frites à la clé !

Mardi 3 juillet
Nous nous levons tôt, pour partir tôt et profiter du courant. Sauf que lorsque Dominique détache la bouée et me dit d’’avancer, LE MOTEUR CALE !!!

Pas possible de rattraper la bouée, Dominique a le réflexe de jeter l’ancre et une fois de plus d’aller mettre son nez dans le moteur.  Pour la deuxième fois, c’est un tuyau bouché. Il doit rester des saletés dans le réservoir qui étaient inaccessibles au mécano à cause des compartiments du réservoir. On perd ainsi une demi-heure que l’on paiera par une heure et demie de navigation supplémentaire.

On arrive à Roscoff avec en prime un petit crachin et une visibilité réduite à cause de la brume !
On avertit nos Jurassiens de notre arrivée à Roscoff et convenons de nous voir en début de soirée au bateau.

Nous allons faire quelques courses et Suzi et Manu arrivent après avoir vu le match Suisse-Suède…Nous passons une joyeuse et bonne soirée en leur compagnie et promettons de nous revoir bientôt…en Suisse !

Mercredi 4 juillet
Balade à Roscoff qui est une très belle ville avec des maisons en pierres taillées, décorées avec des linteaux, des ogives.






Jeudi 5 juillet
Debout à 6 heures, en route pour Tréguier. Le courant nous fait atteindre des vitesses de plus 8 knt, alors nous décidons de poursuivre jusqu’à Lezardrieux. On s’arrête un peu avant dans la baie de Pommelin où nous jetons l’ancre. C’est magnifique !

Vendredi 6 juillet
Debout 6h30, départ 7 heures pour St Malo. Le ciel est couvert, mais il se dégagera en fin de matinée et ce sera une belle journée. Et pour la première fois nous avons du vent portant et le courant avec nous !

Dans la marina des Bas Sablons, c’est le petchi ! Après avoir attendu 20 bonnes minutes une place, ce sont des Suisses qui nous en ont indiqué une et aidé à nous amarrer.


Le soir, nous allons boire un verre au Cunningham, célèbre bar, connu de tous les navigateurs suisses. C’est en quelque sorte un pèlerinage, car lors de chaque croisière de Pâques de formation, organisée par le CCS (Cruising Club Suisse), celle-ci se termine au Cunningham et… souvent fort tard ! Et cerise sur le gâteau : le patron est suisse !!!

Samedi 7 juillet
On visite la partie Est de St Malo : le bassin Vauban et ses beaux vieux gréements.


2ème visite au Cunningham.


Dimanche 8 juillet
Dominique a toujours et encore mal à l’épaule... ça le rend un peu moins entreprenant. Néanmoins il cherche quand même à trouver une panne sur son ordinateur de bord. Sans succès, il faudra racheter un hardware en Angleterre.

Lundi 9 juillet
Nous avons rendez-vous chez une chiropraticienne car Dominique en a assez de prendre des médicaments.
Il se force un peu à bricoler et installe des sacs à bouts sur les francs bords.
Il est fatigué, a l’impression d’être passé sous un rouleau compresseur… Pourtant la chiro était fine, blonde et jolie !


Marée haute


Marée basse, 11m de marnage
Mardi 10 juillet
Nous partons faire le tour de la cité d’Alet et nous arrêtons sur une plage où nous prenons le premier vrai bain de l’été.


Nous allons à l’avitaillement. C’est le jour du match France – Belgique. Inutile de dire que la victoire a été ponctuée par un concert de klaxons !

Mercredi 11 juillet
Ce matin, visite du mémorial 39- 45 du fort de la cité. Visite intéressante.






L’après-midi, nous jouons aux touristes et prenons le petit train qui fait le tour de la cité Intra-Muros, avec des références à Jacques Cartier qui découvrit le Canada, Surcouf le corsaire…

Dernier verre au Cunningham.






Jeudi 12 juillet
9 heures départ, direction Jersey. Grand soleil, ce sera une magnifique traversée avec beaucoup de voile. Avons vu, de loin, l’île de Cezembre où est enterré René Chateaubriant, laissé les Minquiers sur notre tribord et sommes arrivés à St Hélier (la capitale de Jersey) où nous avons dû attendre de pouvoir entrer dans la marina, à cause du seuil.


Un employé nous désigne une place le long d’un ponton, mais très vite nous avons un bateau français à couple. Ce monsieur est seul, il attend sa femme qui va arriver par avion le lendemain. On l’invite à l’apéro, puis au spaghettis. C’est homme proche de la retraite qui exerce le métier de pilote dans les ports.

Vendredi 13 juillet
Réveillés à 2h30 par des fêtards.

Ce matin, avons pris le petit train qui longe la magnifique baie de St Hélier à St Aubin, pris un vrai breakfast anglais là-bas.

En fin d’après-midi, nous déambulons dans les rues de St Hélier, puis allons au duty free faire encore quelques achats.
Un peu plus tard, toc ! toc ! toc !

 Visite totalement inattendue et insolite : Steve, un radio amateur qui a pour objectif de traquer les navigateurs radio-amateurs (ce que Dominique n’est plus vraiment) et, habitant de Jersey, voit enfin un bateau venir jusqu’à lui et c’est le Cornalin qu’il est venu saluer.

Le soir, nous retournons en ville voir les fameuses mini jupes de Jersey. La jeunesse est dans les bars et sur les terrasses et dégage un joyeux brouhaha, mais des mini jupes ? très peu, surtout des pantalons troués aux genoux et des shorts.

Nous apercevons un bar qui s’appelle « Blue Note » et je me rappelle qu’il y a un peu plus de 14 ans nous y étions allés écouter de la musique. Alors nous y retournons pour écouter un blues band composé de musiciens avec des chemises à fleurs, t-shirts et bermudas. Mais ils jouent très fort. Trop fort. A la pause nous partons.

Lorsque nous revenons, nous avons un bateau français à couple.

Samedi 14 juillet
Aujourd’hui c’est la fête dans les rues de St Hélier, (rien à voir avec la fête nationale française), animation, musique, carrousels, stands de nourriture, marchandises diverses, les rues sont interdites à la circulation. On y fait un tour le matin et l’après-midi.

Dimanche 15 juillet
7 heures debout et peu après, départ pour Guernesey avec un joli moment de voile. Vers 12h 30 sommes accueillis par un employé qui nous dirige vers un ponton d’attente, le seuil pour entrer dans la marina étant découvert. 


Là on ne peut vraiment pas passer!

Il faudra attendre 18 heures pour que la mer recouvre le seuil. Et les bateaux continuent à arriver et on a vu jusqu’à 6 bateaux à couple ! Bien sûr un bateau viendra aussi se mettre à couple au Cornalin. 


Tous les bateaux sont ensuite dirigés un par un vers une place. Nous sommes à quai, au cœur de la ville de St Peter Port, avec une vue superbe sur la statue du prince Albert et l’église de St Peter Port, l’église la plus proche de toutes les îles, paraît-il, d’un pub !!!  La ville est très fleurie, avec des propriétés coquettes, des maisons en pierres granitiques.


Lundi 16 juillet
C’est journée « musées » avec l’achat d’un discover pass. Mais avant nous nous offrons un breakfast anglais. Nous serons ensuite prêts pour la visite du château Cornet qui comprend le musée maritime, l’histoire du château, le musée de la royale guernesey light infantery et le royal Guernesey militari muséum. Hum…tout est axé sur la défense, ai besoin de voir autre chose !


Un petit arrêt dans un shipchandler qui pratique des prix incroyables : Avons acheté chacun un pull made in England et des bottes chaudes pour le capitaine pour les nuits fraîches à venir !


Un copain d'école à Thérèse

Nos visitons ensuite l’exposition sur Victor Hugo qui a vécu plus de 15 ans à Guernesey, mais n’avons pas pu visiter sa maison qui était en réfection. Avons vu ses dessins à l’encre et au fusain, toujours très sombres. C’est à Guernesey qu’il a entièrement écrit « Les travailleurs de la mer » en une année.

Avons visité ensuite le « Naval signal MQ » bunker aménagé par les Allemands qui sont restés 5 ans à Guernesey. On y a vu la fameuse machine « enigma » qui a causé bien des maux de tête aux Anglais avant qu’ils ne parviennent à comprendre le fonctionnement.



Des Canadiens de Québec viendront se mettre à couple.

Mardi 17 juillet
Nous avons acheté des billets pour faire un tour de l’île. Nous avons droit à 3 arrêts « clic clac kodak » ! C’est une belle île, avec de la lande, de belles plages.

De retour, après avoir avalé un sandwich, nous reprenons un bus pour visiter l’ancien port de Sr Peter Port, resté port de pêcheurs et autres activités.



En cherchant un restaurant le soir, nous avons été surpris de voir flotter les drapeaux de tous les cantons suisses et sommes tombés en arrêt devant un immense et magnifique bâtiment en marbre rose appartenant au ….Crédit Suisse !!!






Mais comble de surprise, dans la cour trône une grande statue de Othon 1er de Grandson, gouverneur à vie des îles anglo-normandes, pour services rendus au roi Henri III et avoir rapporté au Pape le saint suaire du Christ lors d’une Croisade.

Devant la statue une large table en pierre retrace l’histoire de Othon 1er dont la tombe se trouve dans la cathédrale de Lausanne.







Mercredi 18 juillet
Nous avons pu partir et franchir le seuil avant les quillards.
Devant nous le fameux RAZ BLANCHARD… à négocier avec doigté !
On a l’impression d’être à la surface d’une eau qui bout à gros bouillons. Dominique devra à un moment donné barrer, car on a eu le courant contre nous.
Et nous arrivons à Cherbourg.

Jeudi 19 juillet
Nous étions dans les premiers à l’ouverture de la Cité de la Mer ! Première visite : le Redoutable, premier sous-marin nucléaire, 128 m de long !


Voir les gens en bas à tribord du sous-marin pour mieux évaluer la taille du monstre.





Des souvenirs pour le cap.


Salon du pacha


Puis l’exposition sur le Titanic et enfin l’Aquarium et l’exposition maritime. Avons même participé à l’activité « On a marché sur la mer » !

Vendredi 20 juillet
C’est jour de marché, un grand marché, les rues sont envahies par les badauds et les stands de nourriture, de vêtements, accessoires, etc..
Entretien du bateau, pomper les fonds, nettoyage, lessive.

Samedi 21 juillet
Partis à 8 heures, temps couvert, bonnet, pantalons, veste.


Tiens! des passagers au milieu de la Manche!



En fait des pigeons voyageurs, pas farouches, sans doute un peu fainéants ou fatigués!

 
Le premier qui lâche une fienta fini à la casserole!
Et fiente il y a eu, mais graciés par le cap. ils ont échappé à la casserole, mais éjectés du bateau!


Un peu de trafic mais c'est si large que c'est de loin que l'on peut apercevoir les cargos

Une petite heure de voile, puis voile et moteur et nous arriverons à la voile dans le Solent (c’est le détroit qui sépare le sud de l’Angleterre de l’île de Whigt) et un ciel bleu. Après plus de 12 heures de navigation nous arrivons à Lymington, en Angleterre.



Yes, we are in England ! Indeed !
La marina est bondée et on nous met à couple avec des Hollandais.
Penne al arabiata, salade et une bouteille de rouge pour fêter notre arrivée en Angleterre et la traversée de la Manche.

Dimanche 22 juillet
On va se balader dans Lymington et s’offrir un troisième breakfast anglais. Il fait chaud. Relâche, repos !


Lundi 23 juillet
Partis vers 14 heures Eh oui, il faut toujours tenir compte du courant et c’est lui qui nous dicte notre heure de départ… Nous faisons une magnifique traversée du Solent ouest à la voile. Mais il faut être très attentifs, c’est un lieu très fréquenté par les régatiers !





Cornalin fait un peu tache avec tous ces beaux gréements tout autour
Nous arrivons à Southampton, dans la marina Ocean Village, au cœur de la ville. La marina est entourée d’immeubles.

Arrivée à Southampton 
Mardi 24 juillet 
Puis on attend nos anciens voisins Marie-Louise et Roy qui habitent l’Angleterre depuis que Roy a pris sa retraite. Il y a 7 ans qu’ils ont quitté la Suisse. Ils avaient vu le bateau en construction et Dominique leur avait promis de venir les trouver ! C’est assez extraordinaire et un peu émouvant de les revoir.

Marie-Louise sur le Cornalin



Nous buvons l’apéro, grignotons le taboulé, la salade verte et les petits fruits pour le dessert. Et ML et Roy nous emmènent dans leur voiture dans la campagne anglaise. Tout d’abord, une surprise pour Dominique : à Alresford, nous assistons au départ d’un train à vapeur, sur la watercressline. Les employés sont des bénévoles qui entretiennent et actionnent la locomotive et sont habillés d’époque.


Manquent plus que chapeau et bottes de cuir....


Trop belle la loco!



Tiens tiens, elle sert encore à quelque chose cette ligne de chemin de fer!


So British




Et visite du poste de contrôle s'il vous plaît!
Puis nous avons eu droit à un cream tea, véritable thé anglais avec scones, chauds, beurre, marmelade, sandwiches, et cakes, un festin ! N’avons pas pu tout mangé, sommes repartis avec un doggybag !

Un "cream tea dans les règles de l'art.







Magrets en vue!

ML et Roy nous emmènent ensuite voir un adorable cottage au toit de chaume, dans un endroit bucolique, au bord d’un ruisseau. Nous reprenons la voiture pour aller à Winchester où nous avons juste le temps d’admirer l’intérieur de la cathédrale avant qu’elle ne ferme.


On boit un verre dans un très vieux pub et puis ML et Roy nous emmènent dans leur jolie maison en briques rouges et fenêtres à encadrements blancs.




Ils nous ramènent ensuite au bateau.

Mercredi 25 juillet
Ce matin, nous allons au « Solent  Sky »,musée où se trouvent des anciens Spitfires et autres avions.

Cockpit Harrier


Un Venon de l'armée suisse !!!!

Un très gros hydravion, malheureusement pas visitable.
L’après-midi, nous allons au Sea City Museum, à plus d’une demi-heure de marche. Décevant : trop de monde, les activités interactives sont prises d’assaut et l’exposition sur le Titanic n’égale pas celle de Cherbourg. On revient en passant par les rues piétonnes, on voit des restes de remparts, de tours et d’enceintes miraculeusement épargnés par les bombardements.

On revient au bateau pour nous préparer à recevoir Marie-Louise et Roy qui viennent manger au bateau et passer une dernière soirée avec nous.

La visite de ce coin d’Angleterre avec pour guide Marie-Louise et Roy restera un souvenir inoubliable !

Jeudi 26 juillet
Avons quitté Southampton vers 11 heures et sommes arrivés à Porthsmouth vers 15 heures. Il y avait beaucoup de trafic dans le Solent Est. Nous sommes dans la marina GoSport. On voit très bien la Spinnaker Tower, 170 mètres, qui domine la ville. Le soir, elle prend des couleurs fluo.


Portsmouth est aussi la ville où est né et décédé Charles Dickens.

 Ruth et David, venus de Londres, nous rejoignent sur le bateau pour un apéro et nous emmènent manger dans l’immense centre commercial de Portsmouth.


Vendredi 27 juillet
Nous avons rendez-vous à 9h30 à la gare avec Ruth, David et Michael (un membre de la famille de Ruth) chez qui nos Londoniens logent. Pour aller à la gare, nous devons prendre un bac.

Première visite, extraordinaire, il s’agit du Marie-Rose. C’est un navire de guerre qui appartenait à Henri VIII et qui a sombré le 19 juillet 1545 au large de Portsmouth. Ce qui est extraordinaire, c’est le fait qu’il n’ait été découvert par des plongeurs qu’en 1960. Le côté bâbord avait disparu, érodé, mais le côté tribord était envasé et bien conservé. Il a fallu attendre 1982 pour sortir la carcasse de l’eau (en direct à la tv !) Et plus de 18000 objets ont été retrouvés plus ou moins intacts (vaisselle, vêtements, bijoux, argent, objets usuels, canons, etc..), ce qui a permis de donner beaucoup d’informations sur le mode de vie à l’époque des Tudor.


Un moment exceptionnel, ça vaut le détour.

Puis nous testons un Fish and chips, bonjour la friture ! mais fallait bien goûter une fois !


Pas terrible le gazon anglais.

Nous faisons ensuite une longue marche, en longeant le port commercial, le port des pêcheurs, prenons quelques gouttes, avant d’arriver au musée du DDay. Il y a une remarquable tapisserie de 34 mètres de long qui retrace l’histoire du débarquement. Puis nous visitons le Seasouth castle, château construit pour la défense du port et de la ville.

Nous sommes près de chez Michael qui nous invite à boire un verre chez lui. Nous mangeons ensuite dans un restaurant grec. Retour au bateau.

Samedi 28 juillet
9h 30 rdv à la gare avec Ruth et David, car nous allons visiter le « Victory » (que Michael a déjà vu), le vaisseau de l’amiral Nelson, vainqueur de la flotte franco-espagnole à Trafalgar. C’est un bateau magnifique. Il y a une plaque au sol qui marque l’endroit où Nelson est tombé, mais en connaissant l’issue glorieuse de la bataille, le 21 octobre 1805.

Magnifique bateau, que le Victory de l'amiral Nelson




La bataille de Trafalgar juste en face de Cadix
 

Tué par une balle française





Puis nous visitons le HMS Warrior, le vaisseau le plus formidable de son époque, en 1860, en acier, à voile et vapeur.



Dominique a préféré la salle des machines, of course !


Les chaudières


La cuisine
Nous avons retrouvé Michael avec qui nous prenons le bus pour visiter une jolie ancienne petite ville romaine : Chichester et son importante cathédrale. La plupart des murs sont composés de fragments de silex. Lovely !

Nous sommes allés dans un vieux pub manger une aquacressoap (soupe au cresson), spécialité du coin avec une rarebit, sorte de croûte au fromage (cheddar) à la bière.






Avons repris le bus pour un arrêt au bord de la mer à Bosham, où à marée haute l’eau recouvre jusque dans les rues du village.

Retournons ensuite à Portsmouth où nous mangeons indien.

Dimanche 29 juillet
Temps épouvantable ! Il pleut et il vente fort. On attend Ruth, David et Michael pour un dernier verre au bateau et prendre congé d’eux.

Merci à eux trois, d’avoir été nos guides, c’était formidable de pouvoir visiter un coin d’Angleterre avec eux !

On ne sort pas du bateau.

Lundi 30 juillet
Nous prenons le ferry pour l’île de Wright. On débarque à Ryde et de là prenons un bus pour Newport, la capitale. Aux abords de la ville, le bus est pris dans un bouchon. Prenons ensuite un bus pour Cowe que nous visitons et où nous admirons le Royal Yatch Club. Nous allons ensuite au pont qui relie la partie est et ouest de la ville. Il faut payer pour passer le pont !


Bac à crémaillère







C'est ici que fut donné le départ de la 1ère coupe de l'America
Nous marchons encore un bon moment jusqu’à Osborne House, la résidence de vacances de la reine Victoria. Le parc est grandiose avec des arbres touffus, immenses et centenaires.



Un peu de sécheresse indeed


Mini camp militaire pour les enfants "mâle" de la royauté... pour les filles ce sera cuisine!

La terrasse devant l’entrée est une merveille de fleurs. La villa dont les plans ont été faits par le prince consort est d’inspiration italienne. De nombreuses statues antiques peuplent les couloirs, ainsi que des bibelots et des tableaux. 

La salle de réception est particulièrement belle. Avons vu les appartements de la reine avec la nursery, ainsi que le lit de la reine.




Les Alpes !
Retour à Portsmouth.

Mardi 31 juillet
Départ 6 heures. Il pleuvine. On hésite à partir. Nous partons et nous avons bien fait car la pluie a cessé et le soleil est apparu et le courant nous a fait atteindre des vitesses de 8knt.



A Brighton la houle est assez dérangeante. On nous attribue la dernière place au ponton. Pas le temps de finir de nous installer que nous aurons un bateau à couple.


Nous prenons le bus pour aller au Brighton Pier, centre de jeux en tout genre, voir comment les Anglais se divertissent. Eh bien, comme partout : fête foraine, stands de nourriture, mais les machines à sous en plus.



Mercredi 1er août
Sur nos monts quand le soleil…

Le soleil est là ! et nous partons pour une petite nav jusqu’à Eastbourne.

La côte est bordée de falaises blanches, carrières de gravier, les « Crambles » et au-dessus de jolis petits villages au milieu de champs. C’est très joli.

L’arrivée dans le port de Sovereign se fait par une écluse. La marina est entourée de bâtiments d’habitations.


Jeudi 2 août


Partis vers 10 heures, à marée basse, un "spotteur" nous prend en photo et transfert la photo sur le site marine trafic!!!

Temps splendide pour longer la côte anglaise. Il faut avertir les autorités portuaires pour avoir l’autorisation d’entrer dans le port de Douvres, puis il y aura un seuil à passer pour entrer dans la marina. Il n’y a que des bateaux hollandais dans la marina.


Vendredi 3 août
On reste un jour de plus car il y a le château de Douvres à visiter. Il fait beau et chaud.
Le château a été construit par Henri II en 1180. Il est très bien conservé et les souterrains ont servi de QG pour organiser la retraite de Dunkerque et la défense aérienne lors de la dernière guerre mondiale.







Nous allons le soir tester l’ambiance du Yatching Club. Ambiance très feutrée, cosy, mais nous ne faisons pas partie du club. 


Nous préférons aller au Cullings Yard, un restaurant au bord de l’eau et dans lequel le comptoir est une barque coupée en deux. Et c’est délicieux !






Samedi 4 août
Réveil à 7 heures. Il faut déplacer le bateau avant que la porte ne se referme. On sort et s’amarre à un ponton d’attente pour attraper les courants favorables. Il faudra attendre jusqu’à midi et la suite du trajet nous apprendra que ce sera encore trop tôt.

Il y a du trafic entre Douvre et Calais

On met les voiles, ça gite un peu trop à mon goût… on prend un ris dans la GV, puis un ris dans le génois, puis un deuxième ris dans la GV. On met quand même un petit coup de moteur pour traverser « le rail »  (c’est l’autoroute des gros, gros bateaux) et être plus manœuvrant si besoin est. On le remettra un peu plus tard, car ayant pas mal dérivé, on se trouve face au vent.

Dans le port de Calais, il faut aussi s’annoncer pour y entrer, priorité étant donnée aux grosses unités. On entre dans le bassin d’attente et s’amarre à une bouée en attendant que la porte s’ouvre et que le pont tournant se lève. On peut enfin pénétrer dans la marina et on nous attribue la place d’un privé, assez éloignée de la capitainerie et de la fête foraine qui bat son plein.

Dimanche 5 août
Nous sommes chez les Ch’tis ! On se réjouit de manger des croissants français en ville et faisons un petit tour.
Retour au bateau, entretien, pompage des fonds, le site à avancer…etc…


Le soir, nous allons à la fête foraine manger du porc grillé au feu de bois,.. 

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Manque texte du 5 au 12 août
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Lundi 13 août, mardi 14 août
Toujours à Dunkerque où nous allons et venons entre shipchandler, supérette, librairie et musée. Eh oui ! Dominique visitera encore (sans moi) le musée de la marine.


Mercredi 15 août
Nous partons à 13 heures pour profiter du courant qui nous fera avancer à 8,2 knt. Un peu de voile, beaucoup de moteur, sous un ciel couvert où le soleil a de la peine à percer, mais l’air est doux.


Une écluse à passer et attendre que le pont se lève et nous arrivons dans la marina de Ostende. Amarrage délicat à cause du vent. Mais nous sommes en BELGIQUE !

C’est le dernier jour d’un festival qui dure depuis une semaine. Musique, stands de bières, de nourriture, manèges. Il y a foule. Nous allons manger nos moules, frites dans le plus ancien restaurant de la ville.

Jeudi 16 août
On se balade dans les rues piétonnes, très fréquentées.

L’après-midi nous allons au MuZee. C’est un immense bâtiment, une ancienne coopérative avec un étage consacré aux artistes de Kinshasa, un autre aux peintres et aux différents courants artistiques : expressionnisme, art abstrait.  Un autre étage est consacré à des sculptures très abstraites et auxquelles nous n’avons pas été sensibles… Le plus célèbre artiste, natif d’Ostende, est le peintre James Ensor, auquel est consacré une exposition. C’est le peintre des masques, peintre expressionniste.

Vendredi 17 août
Debout à 6 heures. On ne peut partir qu`à 7h, heure à laquelle le pont se lève, suivi par l’écluse.

Il ne restera que peu de courant pour nous amener à Zeebrugge. Petite étape, mais pas la peine de se battre contre le courant.

Pas frais le sous-marin russe..
.
Il y a un sous-marin dans le port, mais Dominique l’avait déjà visité lors d’un de ses voyages. La ville est éloignée. Nous décidons de ne pas nous attarder.

Samedi 18 août
Levés à 5h45, partis à 6h40 avec bonnet, triple couches, pantalons, pas chaud le matin !


Nous arrivons à Breskens en HOLLANDE !

La marina hisse le drapeau suisse en notre honneur… !!!


Petite visite du port, sympa
Dimanche 19 août
Temps couvert. Quittons à 9h40 pour entrer dans la première écluse. Puis trois ponts devront se soulever pour laisser le passage à la vingtaine de bateaux qui attendent.




C'est une flottille de bateaux qui passe les ponts basculant en même temps.
On s’arrête à Middelburg qui est une ville assez touristique où quelques magasins sont même ouverts le dimanche,

La marina, dès notre arrivée, hisse le drapeau suisse !



Lundi 20 août
On navigue « pépère » sur la rivière qui nous amène à …une écluse ! Puis le bras de mer s’élargit en un vaste horizon. Des parcs d’éoliennes tournent comme au ralenti. Ces dernières ont peu à peu remplacé les moulins. 



On mouille l’ancre dans un endroit tranquille, le temps d’un pique-nique, puis nous repartons pour une longue nav, un peu monotone qui nous poussera à nous arrêter à Sint Annaland.


Mardi 21 août
Il fait beau, le soleil brille. On quitte Sint Annaland et avançons jusqu’à ce que le besoin de faire une pause et se rafraîchir se fait sentir. On mouille l’ancre (on la remontera pleine de vase !)

On remonte une adorable petite rivière, avec peu de fond (1, 50 au plus bas !), bordée d’arbres, de roseaux, avec des canards, des poules d’eau que nous dérangeons. Il y a même une vache qui broute au bord de la rive. C’est bucolique à souhait !




Le petit port se nomme Ooltgensplaat.


Le Cornalin est amarré dans de l’eau douce.


Mendiants ....
Le village semble désert. On trouvera tout de même un supermarché.


Pas triste la manœuvre pour ressortir!

Mercredi 22 août
Nous quittons ce bel endroit et retrouvons le bras de mer. Un petit arrêt à Tiengemeten. 


Alors ptit mousse on fait le poids !



Une marche nous conduit jusqu’à une ferme qui a monté une exposition sur l’agriculture et surtout sur les machines agricoles,

Encore un accostage dans la nature.
Nous repartons pour nous arrêter à Stellendam, grande marina, assez luxueuse, mais éloignée de la ville.

Jeudi 23 août
On hésite à partir, le temps étant incertain et peu engageant. Nous restons et sortons les vélos pour aller jusqu’à la poissonnerie qui est très appétissante. On fait quelques provisions.

L’après-midi, nous pédalons jusqu’à un endroit où doit se tenir une exposition sur le phénomène des marées… chou blanc ! elle n’a plus lieu !

Alors nous décidons d’aller à la piscine : bondée ! rédhibitoire ! Nous renonçons donc et pédalons jusqu’à la ville. Pas de rues marchandes. On trouve quand même un supermarché et rentrons un peu bredouille !

Pour se consoler, nous allons boire un verre au restaurant de la marina qui est très cosy.

Dominique commence à parler de son train électrique et écoute des chansons jurassiennes, abuse du chocolat …. Je crois que ça sent l’écurie !

Vendredi 24 août
Il vente et il a plu cette nuit.
La journée se passe entre installer l’électricité de la douche, nettoyage des pare-battages pour moi., sauts à vélo au shipchandler.
Le soir on teste le resto de la marina.

Samedi 25 août
Nuit sinistrée : orage, éclairs, tonnerre, vent, pluie.
Et ce matin, ça continue ! 18 ° ce matin dans le bateau, alors, un petit coup de chauffage ! On s’occupe de choses et d’autres, (je fais du pain) sans avoir envie de mettre le nez dehors !

Dimanche 26 août
Pluie et vent sont annoncés, surtout la nuit prochaine avec des rafales jusqu’à 40 knts,
Dominique répare la chaudière pour avoir de l’eau chaude, calfeutre une fuite du mât. Je refais du pain. On va boire un verre à la marina. On s’ennuie un peu.

Lundi 27 août
Comme annoncé, des rafales de vent. On a dormi comme ci comme ça…

On prépare le bateau, largue les amarres et faisons un petit crochet à la station de pompage des eaux noires. Puis on se met en attente pour passer sous le pont et passer l’écluse. Pas de chance ! Le pont est en panne ! Il faudra attendre près de deux heures pour pouvoir passer.




Nous nous amarrons dans le port de pêche, en face du shipchandler et de la poissonnerie. On s’y rend pour boire un verre avec l’intention de venir manger le soir.
Mais, quand on s’y rendra, tout sera fermé !


Mardi 28 août
La nuit fut relativement calme, si ce n’est que le vent avait tourné et que Dominique a dû retendre les amarres à 5 heures du matin.

Un saut à la poissonnerie-traiteur, (qui est ouverte cette fois), on fait des achats pour le soir, en profite pour manger « une assiette de la mer » et départ pour Den Haag. Mais il faut pour cela traverser l’autoroute, le bateau route devrais-je dire, voie des cargos, porte-containers et autres grosses unités en approche de Rotterdam. Il faut contacter la radio « trafic service » qui donne le feu vert pour traverser.

Et nous arrivons à Scheveningen, tout près de Den Haag. On attrape la dernière place à quai, mais dix minutes plus tard, un bateau suisse vient se mettre à couple. C’est un couple de retraités régatiers, super sportifs, qui font 50 jours de skis par ans pour garder la forme !

Mercredi 29 août
Nos voisins sont déjà partis lorsque nous nous levons !
Il y a un super Jumbo dans le coin et même un magasin de bricolage.
Il pleut. On attend que la pluie cesse. On retente une sortie, mais on rentrera trempés. Pâtes et salade feront l’affaire !

Jeudi 30 août
Il ne pleut pas. Il y a même un timide rayon de soleil qui essaie de percer.

Nous prenons le tram pour nous rendre à La Haye. Cherchons d’abord un Media Markt pour le PC du bateau. Puis c’est la visite au Mauritshuis, musée où se trouvent les fameux tableaux « La Jeune fille à la perle » de Vermeer et « La leçon d’anatomie » de Rembrandt. Il y avait bien sûr un attroupement devant chacun de ces tableaux. Moi j’ai spécialement aimé « Sur la glace » de Hendrick Avercamp.

On déambule dans les rues piétonnes et le quartier chinois. Puis comme on en a plein les jambes on rentre au bateau.

Vendredi 31 août
Le PC commandé deux jours auparavant est livré. Magnifique ! ça va occuper le capitaine pendant quelques heures, voire jours jusqu’à ce que tout fonctionne !
Donc journée PC, lessives, courses.

Samedi 1er septembre
Nous reprenons le tram pour passer la journée à Den Haag. Aujourd’hui les rues sont très animées, il y a un festival avec de nombreux pays représentés, dont la Suisse qui distribue des portions de raclette !

On renonce à visiter d’autres musées. On sature un peu !


Dimanche 2 septembre
Nous quittons Scheveningen pour Ijmuiden. Nous faisons une très belle nav à la voile, probablement la dernière de la saison.

La marina d’Ijmuiden est immense et il y a beaucoup de places libres, à tel point que l’on nous laisse choisir notre place ! On sent la fin des vacances…

Il y a une plage immense et très propre, très animée en cette belle journée ensoleillée de dimanche. Nous buvons un café sur le bord de plage.

Lundi 3 septembre
Dominique avance avec satisfaction l’installation de son PC et il a de nouveau l’esprit assez libre pour penser à autre chose !

Alors, sac au dos, nous partons pour une grande balade de plus de 5 heures. 

Un arrêt baignade pour le capitaine sur la plage immense et tellement propre. Puis nous longeons le bord de mer que nous quittons pour traverser une réserve naturelle qui nous amènera à la ville de Ijmuiden, en sueur.

Taureaux en liberté, méfiance.

Dominique a repéré la piscine de la ville et nous allons y faire quelques longueurs. Nous continuons notre marche, traversons la vieille ville qui n’a rien d’une vieille ville, pour s’écrouler sur une terrasse de bistro.

Mais après les spare ribs, il nous restait une bonne heure de marche pour regagner la marina. Alors, Dominique a innocemment levé le pouce et…. Miracle ! une voiture s’est arrêtée et nous a pris en stop !!! Bon. Pas jusqu’à la marina. Mais cela a raccourci le trajet de moitié !

Mardi 4 septembre
Nous quittons Ijmuiden et passons l’écluse qui nous amène dans le canal qui conduit à AMSTERDAM ! C’est un parcours calme, si l’on fait abstraction des nombreux chalands, péniches qui sillonnent le cours d’eau.

Les rives sont jalonnées de constructions industrielles, de grues, et autres machines. Malgré cela des cygnes, des poules d’eau évoluent près des rives.


Attention, pas trop près, on a la priorité!



Tellement gros, tellement près qu'il faudra 3 photos pour le voir en entier

Amsterdam! Nous sommes dans une marina au cœur de la ville. Elle est très prisée, étroite, les places sont d’accès difficile. Suis bien contente que ce soit le capitaine aux commandes ! D’autant plus que nous avons assisté, à deux places du Cornalin, à une plantée magistrale d’un bateau péniche plastique qui manœuvrait pour s’enfiler dans une place… ça a fait du bruit… des vitres ont éclaté ! Dominique n’a pas pu s’empêcher de me faire remarquer que c’était une femme à la manœuvre… Ce n’est pas la journée des filles, a-t-il conclu !

Blonde à la barre, pétard à l’étrave !

Nous retrouvons nos voisins de Scheveningen, Mike et Harry, qui nous avaient donné le « tuyau » de la marina Sixhafen d’Amsterdam-

Mercredi 5 septembre
Réveillés avec la pluie qui tambourine sur la pont du bateau et qui ne cessera que vers 18 heures… nous sortons pour aller en ville. Pour cela il faut prendre un bac (gratuit !) qui fait une navette incessante entre la gare centrale d’Amsterdam et la rive opposée. Nous achetons des billets pour un tour de la ville en bateau ainsi que pour le Rijksmuseum. On déambule encore dans les rues, sommes surpris par les meutes de bicyclettes et motocyclistes.

Jeudi 6 septembre
La pluie s’est remise à tomber ce matin à 5 heures. Il pleuvra encore toute la matinée. On retourne se promener dans la ville. On décide un peu tard d’aller visiter le musée de la marine, mais il ne reste pas assez de temps pour le visiter. On se rabat dans une pizzeria, puis on visite le quartier chaud… Dominique dira : « Ce n’est plus ce que c’était » !

Vendredi 7 septembre
Levés de bonne heure : en route pour le Rijksmuseum. On y passera un bon moment. Les stars du musée sont « La laitière » de Vermeer et « La Ronde de nuit » de Rembrandt. 




Après ce bain de peintures, nous prenons le bateau qui nous permet de nous promener sur les canaux avec la possibilité de le quitter quand on a envie et de le reprendre plus tard. On s’arrête pour visiter le marché aux puces. On fait quelques courses pour l’apéro avec Mike et Harry.

Samedi 8 septembre
On reste au bateau le matin. L’après-midi, nous nous dirigeons vers le musée de la Marine, mais au bord de l’eau il y a des artisans qui montrent comment travailler, réparer à l’ancienne, des vieux gréements.



Le musée est moderne, interactif, intéressant, particulièrement la salle des cartes : nous y passons plus de 2 heures.

le musée de la marine


Dimanche 9 septembre
Le temps est couvert et à 9 heures nous larguons les amarres et prenons congé de nos voisins.

Quelques gouttes de pluie jusqu`à la première écluse. Puis, peu à peu le soleil apparaîtra et jouera à cache-cache, mais nous aurons une belle dernière navigation : plus de 4 heures de voile ! Puis dernier pont, dernière écluse et nous arrivons à Lelystad. En passant devant le Batavia, nous gagnons la marina Flevo où l’amarrage s’avère délicat à cause du vent et des poteaux qui encadrent la place. Mais ça y est ! Nous sommes arrivés sur les lieux de l’hivernage du bateau.



Lundi 10 septembre
On commence l’hivernage du bateau. On vous fait grâce des détails.

Nous avons rencontré des Genevois qui ont un immense bateau destiné à accueillir des groupes pour faire des croisières mer-montagne. Une vraie villa flottante avec 4 cabines, deux salles bains avec cabine de douches, une timonerie, une cuisine avec bar…

Merci de nous avoir suivis ! On se réjouit de rentrer et de vous revoir !